mercredi 17 mars 2010

Mes réflexions sur le port du costume dans les écoles

Lettre d'opinion

Comme plusieurs l’affirment, le port de l’uniforme à l’école primaire permettrait d’uniformiser l’ensemble des élèves et de leur donner un sentiment d’appartenance. De même, il peut certainement arriver à régler un problème de discrimination vestimentaire. Mais est-ce là la seule source de discrimination à l’école?

Que faites-vous de la discrimination à l’égard des religions, de l’apparence physique ou des préférences de chaque individu? Le port de l’uniforme ne règlerait en aucun cas ces problématiques. La discrimination, si elle n’est pas faite sur l’uniforme, sera faite sur un autre aspect. Il est faux de penser que ce problème sera éliminé avec des habits pareils : on remarquera les bijoux, les montres, les coupes de cheveux, les sacs à dos, le maquillage…

Plus encore, l’uniforme scolaire sépare le milieu écolier de la vie courante où chaque individu affirme son identité, entre autres, en s’habillant comme bon lui semble. Dans tous les cas, les jeunes auront à vivre dans une société où il y aura discrimination, qu’on le veuille ou non. Étant étudiante en enseignement préscolaire et primaire, je suis consciente que mon rôle de pédagogue est d’éduquer les élèves de ma classe à vivre dans ce monde. L'uniforme sépare encore plus l'école du monde réel. La responsabilité de l’école est d'apprendre aux jeunes à vivre ensemble. De faire en sorte, aussi, qu'ils se retrouvent dans des valeurs communes. Au lieu de leur imposer un uniforme, je voudrais que l’école soit un lieu de responsabilité où l’enfant apprend à respecter les valeurs communes québécoises. Or, l’une de particularité de notre société est la diversité. Ce n’est pas en préconisant l’uniformisation que l’on apprendra aux enfants à comprendre ce qu’est la différence. Et ce n’est sans doute pas d’avantage en leur imposant un uniforme au nom de la sécurité et du respect d’autrui, que l’on règlera la question de la violence.

Pour régler le problème de la discrimination dans les écoles, il faudrait plutôt miser sur des campagnes de sensibilisation à la discrimination, au racisme et au taxage afin de mettre sur un pied d’égalité toutes les classes sociales et encourager les élèves à s’accepter malgré leurs nombreuses différences.

mardi 16 mars 2010

La réforme

Un article paru dans Le Devoir du 16 octobre dernier et contenant des propos assez alarmants de la ministre de l’Éducation à propos de la réforme et de la maîtrise du français par nos enfants m’a grandement interpelée. Alarmants parce que ce n’était pas un simple citoyen qui tenait ces propos, mais une personne occupant un poste de grande importance, soit celui de ministre de l’Éducation. En fait, c’est l’article tout entier qui m’a secouée. Courchesne craint la réforme au secondaire pouvait-on lire en grosses lettres. J’ai eu l’impression de lire de la désinformation plutôt que de l’information. «Tout est de la faute de la réforme!», pouvait-on en conclure.

C’est pourquoi je sautais pratiquement de joie ce matin en lisant l’article de Paul Inchauspé, Enseignement du français et réforme du programme d’études – De l’enseignant technicien au professionnel. C’était exactement le texte que j’aurais voulu écrire! En bref, il rappelle qu’avec la réforme, le temps accordé à l’apprentissage du français au primaire et au secondaire a été augmenté de façon importante. Il poursuit en explicant que le nouveau programme n’a jamais laissé tomber les connaissances. En réponse à la controverse autour des compétences, il écrit: «Ce sont là des savoir-faire intellectuels qui se développent par la pratique et se manifestent dans la mise en oeuvre. Il faut des connaissances, des règles et des stratégies, mais tout cela n’est véritablement acquis que si on est capable de les mettre en pratique.» Il finit son texte avec ce qui me semble le plus important, le fait que l’enseignant du XXIe siècle est un professionnel choisissant lui-même les moyens et non un technicien applicateur de procédures prédéterminées.

Bref, je vous suggère fortement de prendre le temps de lire ces deux articles et de vous faire votre propre opinion. J’espère qu’ils vous feront réagir autant que moi et j’ai hâte de lire vos commentaires!

Stage 4 ... finalement!

7h50, je bois mon jus d’orange en prenant conscience que le dernier stage commence aujourd’hui. Enfin! Ce stage est la cerise sur le gâteau d’un bac qui dure depuis plus de trois ans et demi. Je l’attendais avec grande impatience et me voilà à deux heures du lancement officiel.
Je pense à mon projet de stage depuis juin 2009. Le tout a mijoté doucement pendant des mois… Pour ce faire, j’ai été grandement influencée par Écrire au primaire d’Yves Nadon. En fait, ce livre a été pour moi une révélation et je lui ai fait une place sans hésiter dans ma section coups de coeur.
J’aimerais vous entretenir plus longtemps, mais je dois me préparer. Je vous reviens donc très bientôt avec des nouvelles de mon stage!
À tout(e)s mes collègues et amies, je vous souhaite un quatrième stage à la hauteur de vos attentes. Amusez-vous!
À tout bientôt!

dimanche 8 mars 2009

Système de motivation

Mon système de motivation est la remise de trois étoiles aux élèves méritants à la fin de la journée sous le thème de « la fièvre du hockey ». Je crois que les jeunes sont de plus en plus interpellés par ce sport, même les jeunes filles. L’engouement pour le hockey ne cesse d’augmenter et plusieurs enfants pratiquent ce sport.

Afin de donner un impact et de susciter la curiosité chez les élèves, mon moyen serait d’arriver en classe avec un chandail des « Canadiens de Montréal ». Les élèves vont me poser des questions ou encore vont me dire que je porte un beau chandail. Je vais présenter mon système uniquement à la fin de la journée en appelant 3 élèves devant la classe et je vais leur remettre des étoiles que j’ai fabriquées moi-même.

Ensuite je vais leur expliquer le fonctionnement de la « fièvre du hockey » dans notre classe. Je vais leur dire que j’ai fabriqué les trois premières étoiles mais que ce sera à leur tour de fabriquer les suivantes et de créer une grande étoile pour mettre sur la porte de classe où toutes les petites étoiles seront affichées.

Chaque jour, 3 élèves seront nommés parce qu’ils ont fait une bonne action ou pour toute raison positive. Les élèves méritants devront se présenter à tour de rôle devant la classe pour obtenir leurs étoiles et je vais dire la raison pour laquelle cet élève mérite d’être félicité. Ensuite toute la classe applaudira l’élève qui affichera son étoile sur la grande étoile et il retournera à sa place. Ce ne sera pas toujours les-mêmes élèves qui seront « décorés » puisque je vais veiller à ce que chaque étudiant ait sa minute de gloire.

Ce système a pour but de valoriser des bons comportements, des bons résultats, de valoriser les élèves et d’augmenter leur estime personnel. Ce système de motivation agit en tant que renforçateur social. Aucune gâterie ne sera donnée aux élèves ayant une étoile. Par contre, l’élève méritant sera fier d’être sur le tableau d’honneur et il se sentira important. Ceci joue un rôle important sur la motivation intrinsèque de l’élève et augmente considérablement son estime personnel.

SYSTÈME D’INTERVENTION EN «ESCALIER »

Je vous présente mon système d’intervention en escalier. Ce système a pour but de rendre l’élève autonome de son comportement. Afin que ce système fonctionne, il faut être très cohérent et consistant dans ses interventions. Le but de ce système n’est pas que l’élève atteigne le dernier palier mais plutôt que les interventions soient bien faites, que les conséquences soient assez importantes pour démotiver un élève à se rendre trop loin. Il ne faut pas oublier que la bonne intervention est celle qui fonctionne. Notre rôle n’est pas de résoudre des conflits mais, plutôt de donner des moyens aux élèves de le faire eux-mêmes.

Palier 1 : Rappel non-verbal d’un comportement inadéquat.
L’enseignant touche discrètement l’élève afin qu’il comprenne que ce qu’il fait dérange.
Justification : l’élève sait que son comportement est inadéquat. L’enseignant ne fait pas un appel verbal puisqu’il ne veut pas motiver davantage le comportement de l’élève. L’élève doit reconnaître son manquement et le corriger.

Palier 2 : Rappel verbal d’un comportement inadéquat.
L’enseignant fait un appel verbal direct à l’élève : « Jonathan cesse de parler avec ton Amélie. »
Justification : L’élève doit réaliser que son comportement et vraiment dérangeant et qu’il passe à un niveau supérieur dans le palier. L’ensemble de la classe sait que Jonathan dérange.

Palier 3 : Répétition du rappel verbal d’un comportement inadéquat.
L’enseignant rappel à l’élève que ce qu’il fait dérange. De plus, l’enseignante fait référence au contrat de classe et lui répète que son comportement est inadéquat.
Justification : L’élève sait quelles conséquences sont reliées au mauvais fonctionnement de cette règle de classe, il devra reprendre le temps perdu à la récréation.

Palier 4 : Retrait de l’élève à l’extérieur de la classe.
L’enseignant donne un choix à l’élève : soit il cesse son comportement immédiatement ou il doit sortir de la classe.
Justification : L’élève cherche peut-être l’attention de l’enseignante ou des autres élèves de la classe. À l’extérieur de la classe, il ne pourra plus déranger. À ce niveau, les parents de l’élève seront mis au courant du comportement de leur enfant par un message écrit qu’ils devront signer.

Palier 5 : Retrait de l’élève avec une réflexion dans un local de retrait de l’école ou à la direction.
Ici, il n’est plus question de choix. L’élève doit sortir de la classe immédiatement. Au préalable, l’enseignant doit s’assurer qu’il y aura toujours quelqu’un pour s’occuper des élèves qui se rendent à ce niveau afin d’être cohérent. L’enseignante n’a qu’à téléphoner pour qu’un intervenant vienne chercher l’élève.
Justification : Malgré les avertissements et les conséquences liées aux avertissements, l’élève ne modifie pas son comportement. Il doit avoir une sanction plus sévère qui l’obligera à réfléchir à son comportement. Les parents de l’élève seront avertis par téléphone.

Palier 6 : Retrait de l’élève de l’école pour le restant de la journée.
L’élève n’effectue pas le travail demandé dans le local de retrait.
Justification : L’élève a un comportement d’opposition dans le local de retrait. Les parents sont alors immédiatement appelés pour venir chercher leur enfant pour le reste de la journée.

Mes Valeurs

Le respect de soi

- Être capable d’écouter ma petite voix intérieure. Je crois que ce qui me rejoint pour me centrer sur ma voix intérieure et de réaliser qu’il faut que je me respecte dans toute situation est la prière de la sérénité :

« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence. »

- Être capable de dire aux gens qui m’entourent ce que je ressens, ce que je pense et faire valoir mon point de vue


L’authenticité ou l’intégrité

- Rester soi-même peu importe la situation

- Accepter mes décisions

- Créer un climat de confiance avec mes élèves en communiquant mes pensées et mes besoins avec eux

La famille

- Sert de modèle en étant mon cadre de référence

- Toujours prête à aider mes proches

- Être à l’écoute des besoins de ma famille

- Être capable de coopérer avec tous les membres de ma famille

- Respecter les choix qu’elle fait

L’entraide

- Chaque élève a ses forces et ses faiblesses et je veux travailler dans le but que tout le monde progresse dans la classe

- Je suis d’avis que chaque personne peut apporter sa contribution à une tâche et je suis prête à stimuler les élèves à travailler ensemble

- Le partage des connaissances

Ma conception de la gestion de classe : la gestion de classe, c’est comme l'escalade

Je ne pratique pas l’escalade toutefois, je sais que c’est un sport très exigeant physiquement et mentalement. Je défini la gestion de classe ou plutôt ma vision de la gestion de classe à l’aide de la métaphore suivante : la gestion de classe, c’est comme faire de l’escalade. Selon moi, lorsqu’une personne pratique ce sport, elle doit être capable de cibler des prises solides et s’y accrocher afin de grimper jusqu’au sommet, tout comme l’enseignant qui doit établir des règles dans sa classe pour s’y sentir bien. L’enseignant qui établi un code de vie avec ses élèves posera ses prises solides pour passer une année dans un climat de classe agréable et constructif. Il est essentiel qu’un enseignant communique ses besoins et ses sentiments à son groupe afin de créer un milieu de confiance.


Pour établir les règles que les élèves doivent respecter dans la classe, il faut d’abord déterminer qui nous sommes en tant qu’enseignant et qui sont nos élèves. De cette façon, l’enseignant peut ainsi créer un climat de classe favorable aux apprentissages et à une vie de classe plaisante. Les règles de vie en classe et les conséquences doivent être fixées en groupe puisque c’est celui-ci qui devra les respecter et vivre avec les conséquences du non-respect. Par contre, l’enseignant doit être capable d’organiser sa classe afin d’éviter des situations de conflits.


Comme je viens de mentionner plus haut, il est important de bien connaître nos élèves et de travailler avec eux à l’organisation de la vie de classe. Un enseignant signifiant ne fera pas que transférer son code de vie de classe d’année en année s’il veut réussir à créer un climat de confiance et harmonieux avec ses élèves. Je fais un lien avec ma métaphore puisque lorsqu’on escalade une montagne ou une paroi, d’une fois à l’autre, les défis ne seront pas les mêmes et pour réussir à grimper jusqu’au sommet, il faudra utiliser des stratégies différentes.